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| "Au centre de nous" - oeuvre originale de Castellon |
14 février 2014. 23h48.
Pour lire le texte d'Alexandre, voici le lien :
http://www.troisfoisparjour.com/articles/jai-choisi-lamour-par-alexandre-champagne
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| "Au centre de nous" - oeuvre originale de Castellon |


« Ayez un esprit silencieux ». Ce sont les paroles d’un sage indien que je viens de découvrir, Krishnamurti (merci Daniel pour cette découverte). Il dit que nous devons arriver à avoir un esprit silencieux pour pouvoir nous reconnecter à nous-mêmes.
Je suis allé souvent dans mon nouvel appartement durant le dernier mois pour y faire quelques travaux extérieurs (hey, j’ai une cours quand-même…ah ah ah !) et à chaque fois, je m’y sentais bien, comme si j’habitais déjà dans cet endroit. Bien sûr, j’aime le confort et c’est avec impatience que j’ai hâte d’être installé pour vrai. Mais je laisse une grande place au vide, question d’avoir la liberté de m’y retrouver quand j’en aurai envie.

J’ai longtemps cru que ma Vie était un combat sans fin. J’ai longtemps cru que les hommes étaient contre moi et qu’ils étaient tous plus beaux que moi. J’ai longtemps cru que les hétéros étaient plus grands que moi et que certaines femmes portaient en elle une amertume contre moi. J’ai longtemps pensé que je devais douter de moi parce que quand j’étais petit, je vivais comme ça et je pensais que c’est ce que j’étais. Même devenu adulte.

À une époque où les vedettes instantanées se font de plus en plus nombreuses. À une époque où on a perdu un peu le sens de l’amour propre. À une époque où les carences affectives et amoureuses sont telles que nous sommes prêts à bien des sacrifices pour en recevoir davantage, comme pour nous prouver que nous sommes aimés, moi, je choisis un autre chemin…
Je n’ai pas besoin d’applaudissements.
Je fais de la scène depuis que je suis très jeune, ayant commencé par des spectacles donnés dans le jardin de mes parents, puis un premier show sur une vraie scène, à 11 ans, en compagnie de mon amie Linda. Nous faisions de la magie…Ensuite, la musique a prit toute la place, me donnant les ailes dont j’avais besoin. Mais je chantais, comme plusieurs, pour être aimé, admiré et adulé. Et ça marchait. On aimait ma voix. On aimait me voir sur scène. On m’aimait, moi. On me déposait sur des piédestaux sur lesquels je n’étais pas à l’aise parce que cet amour me semblait faux ou mal dirigé.
Ou mal demandé…
Puis les années sont passées sans que je fasse carrière dans la chanson. Heureusement pour moi. Heureusement pour les autres. J’aurais sans doute été de ceux qui veulent toute l’attention, j’en aurais demandé encore et encore et j’aurais souffert de solitude, en silence, mais on aurait continué de m’aimer, pour l’artiste que j’aurais eu tendance à devenir, pas pour l’homme que je suis.
Aujourd’hui, je n’ai pas besoin d’applaudissements.
J’aime partager l’artiste que je suis, partager ma voix, mes émotions, mes connaissances, mes expériences. Et l’homme que je suis devenu. Si je le fais sur scène, c’est parce que oui, j’ai un grand besoin d’amour, comme tous les artistes. Sinon, je chanterais encore dans le jardin de mes parents. Mais j’ai de moins en moins besoin de la reconnaissance des autres parce maintenant, je la retrouve dans ce regard aimant que je pose sur moi, quand je me vois dans un miroir…
Merci pour vos applaudissements, ils me font toujours plaisir. Et encore plus aujourd’hui, parce que je ne m’y attends plus…
Stéphane XX…

Elle était là, mais je l’avais oubliée. Peut-être l’avais-je simplement laissé traîner dans ma poche. Peut-être l’avais-je caché volontairement, préférant vivre de nouvelles aventures qui me feraient grandir encore plus. Mais elle est restée là, à m’attendre.
Cette pierre, pour moi, représente l’amour. Celui que je me porte, celui que j’oublis parfois, celui qui est trop petit, bien souvent. Heureusement, cet amour n’est pas perdu à jamais. Heureusement, cet amour est solide quand on sait le retrouver. Ces derniers temps, j’avais oublié de m’aimer. J’avais laissé le soin aux autres d’essayer de le faire à ma place et je cherchais cet amour dans les yeux des autres quand ils me regardaient et dans leur cœur, quand ils m’aimaient. Je voyais en eux celui que j’aurais voulu être et je prétendais les aimer pour m’aider, peut-être, à trouver cet amour pour moi-même. Mais ma pierre s’est perdue à travers tout ça. Elle ne savait plus comment rester près de moi, moi, qui ne lui étais plus fidèle.
Et ce matin, à mon réveil, je l’ai vu, par terre, près de mon lit. Elle était là, impatiente de me retrouver. Je l’ai prise dans ma main, l’ai regardé longuement, songeant aux années passées sans elle.
Et depuis ce matin, je respire mieux, je chante mieux et j’aime mieux. Je me sens redevenir celui que j’ai toujours été, bien avant de perdre ma pierre.
Je peux maintenant t’aimer.
Tu peux aussi m’aimer si tu le souhaite.
Mais pour être vrai envers moi, je dois te dire que je n’ai pas besoin de ton amour, j’ai juste besoin de partager le mien avec le tien…
Stéphane XX…


© photo "première saucette" - stéphane castellon 2008
© photo "la porte" - stéphane castellon 2008Aube bois
Pour moi...
c’est là que tout a commencé
dans ce havre de bois
une porte ouverte sur le murmure de mon sang
brûlant d’écrire le beau temps
malgré l’assaut des brulots* qui tout autour
tentaient d’aliéner ma joie
d’être enfin rentrée chez moi !
c’est là que tout a commencé
jaillissant en germes de foi
à l’orée des bois.
mon amour pour toi
sauvage, tendre, fougueux, profond et léger
tout à la fois
n’a cessé de croître
en mes chairs…
cher pays de mon enfance
Terre de mes vers
Refuge de mon âme.
Mondes et vermeils écrits j’enfante.
Brulot :
• [Québec] Petit moustique noir dont la piqûre provoque une sensation de brûlure suivie de démangeaisons.
OU
• [MARINE] [Anciennement] Petite embarcation remplie de matières combustibles et destinée à incendier les vaisseaux ennemis.
• Eau-de-vie flambée.
• Écrit, discours violent et polémique. Il a publié son brûlot sous un pseudonyme.
• [INFORMATIQUE] Message ou article de forum délibérément incendiaire. Lancer un brûlot dans un forum.
© photo "la corde à linge" - stéphane castellon 2008Sur une corde raide me voilà suspendue entre ciel et terre.
Sans crainte je me laisse ballotter aux quatre vents.
Il est bon de laisser sécher ses larmes entre deux tempêtes et de s’étendre
de tout son corps dans le vide de nos illusions.
Légèreté d’être dans la matière, réchauffée par une lumière des plus intenses.
Et voilà que je me permets à nouveau d’être à la merci du vent.
Signe du temps qui passe et qui ne reviendra jamais.
Je m’accroche à ma corde raide devenue en ce jour corde à linge.
Souplesse du vêtement qui sèche au soleil, balayé de la grisaille d’un ciel trop sombre.
L’été qui s’achève me chante à l’oreille que le ciel accueille toujours nos regards remplis d’émerveillement.