Pourquoi je t’aime ? Pourquoi tu
m’aimes ?
Est-ce de la compassion, de l’amour, le besoin
de prendre, de recevoir, de donner, d’être écouter, entendu, apprécié ?
Vraiment, je suis passé par toutes ces questions. J’ai d’abord porté attention
à mes relations éloignées. Je parle ici de celles qui ne savent pas tout de
notre Vie, ces gens qu’on croise à l’occasion, avec qui on peut aller prendre
un café, faire la fête, parfois, mais à qui on ne racontera pas notre dernière
baise ou l’argent que nous faisons. Je suis resté bien surpris de constater que
parmi elles, pour la plupart, j’aime ce que ces personnes sont, mais pas du
tout ce qu’elles m’apportent. Parce qu’en bout de ligne, elles ne m’apportent
pas grand chose, c’est plutôt moi qui leur donne de mon temps, mon écoute, ma
présence et souvent, mon talent, qui leur sert très bien. Et je constate aussi
que c’est la même chose de l’autre côté : je ne dois pas apporter beaucoup
plus. D’où la raison pour laquelle on ne raconte que le superficiel de nos
Vies. Et je ne suis pas indifférent à
ces relations (quoique j’y accorde un peu moins d’importance). Et je ne dis pas
non plus que, parce que je ne vois pas quelqu’un souvent, c’est une relation
éloignée ou qui ne m’apporte rien. Au contraire. Plusieurs personnes que je
vois rarement m’apportent beaucoup et en plus, j’aime ce qu’elles sont et vice
versa. (j’espère…).
Et je me suis mis à faire le tour de mes
relations rapprochées. Celles qui connaissent beaucoup notre Vie. Ces relations
qui durent depuis des années : famille, amis, voisins, collègues de
travail. Et c’est là que j’ai reçu toute une claque. J’ai analysé ce que notre
relation représente pour moi et ce que je pense que l’autre vient chercher et
prendre de moi. Le constat est un peu difficile à accepter parce que j’ai
compris que pour certains et certaines, j’aime ce qu’ils ou elles sont, mais
pour ce qui est de ce que je reçois d’eux ou d’elles est quasi inexistant,
voire absent. J’aime être en leur compagnie parce que j’aimerais ressembler à
une partie de ces personnes, elles m’inspirent dans ce qu’elles sont, ça
nourrit une partie de moi, mais je ne reçois pas grand chose, volontairement. Et
à l’inverse, je pense aussi ne pas remplir complètement mon mandat relationnel
avec ces mêmes personnes et donc, notre relation fini par s’effriter doucement.
J’ai aussi pris le temps de ressentir pourquoi
certaines de mes relations sont parfaites et dans lesquelles je me sens en
équilibre. Et j’ai compris une chose magnifique. Avec ces personnes, il y a de
la Magie. C’est à dire que j’aime ce que la personne est, ce qu’elle m’apporte,
mais aussi, je sens qu’elle aime ce que je suis, ce que je lui apporte et que
nous sommes en mesure d’établir un juste milieu entre « prendre et
recevoir de l’autre ».
Certaines relations ne font que prendre sans
vraiment donner. (à moins que ça leur serve)
D’autres donnent beaucoup, mais ne partagent
pas qu’elles sont. (et donc, on ne peut pas dire qu’on les amie pour ça).
D’autres n’apportent rien et on n’aime pas ce
qu’elles sont…ah ah ah ! (celles là, on les laisse partir, habituellement,
à moins d’aimer souffrir)
Et celles que je préfère : elles donnent,
partagent qui elles sont, reçoivent et apprécient qui nous sommes.
J’entends déjà des gens de mon entourage me
demander à quel niveau se situe notre relation. Et franchement, si vous
souhaitez qu’on clarifie tout ça, ça me fera plaisir d’en discuter parce que je
trouve le sujet bien intéressant.
On s’entend pour dire que nos relations nous
poussent vers l’avant ou nous ralentissent.
Dans une ère de grands changements de
conscience, je pense qu’il est plus que temps de prendre en considération la
raison de nos relations et pourquoi nous continuons de les entretenir. Souvent,
je préfère être seul avec moi-même parce que j’ai appris avec les années -et
l’expérience- à aimer ce que je suis et ce que je m’apporte. Avec les autres,
je pense maintenant prendre beaucoup de temps à faire ce que mon ami appelle
« faire son check », juste pour sentir ce qui se passe en nous, en
lien avec l’autre….
Est-ce un mal aise, de l’amour, une attirance
physique, de la compassion, fraternité, passion, une obligation, un refuge, un besoin
qui doit être comblé ? Peut-être que les conflits cesseraient…Je ne sais
pas. Mais une chose est certaine : maintenant, je vais choisir mes
relations avec soin, m’y plonger avec beaucoup d’amour et d’écoute pour
comprendre si on ne fait que prendre de moi pour élever son énergie et son
estime et si moi aussi, je fais encore comme par le passé et que je prends
plutôt que d’être et donner…
Namasté

